Ce que dit la réglementation
Le chariot élévateur est un équipement de levage au sens du Code du travail. À ce titre, l’article R. 4323-23 impose à l’employeur de le soumettre à des vérifications générales périodiques (VGP), afin que toute détérioration susceptible de créer un danger soit décelée à temps. L’arrêté du 1er mars 2004 précise le contenu de ces vérifications et fixe leur fréquence : pour les chariots élévateurs, c’est tous les 6 mois.
Sont concernés tous les chariots mis à disposition des salariés :
- chariots frontaux thermiques ou électriques ;
- chariots télescopiques ;
- gerbeurs et transpalettes à haute levée, notamment à ciseaux ;
- chariots à mât rétractable et préparateurs de commandes.
Peu importe que le chariot soit acheté, loué ou prêté : c’est la mise à disposition des salariés qui déclenche l’obligation. Un chariot de location longue durée sans VGP à jour engage l’employeur utilisateur au même titre qu’un chariot en propriété.
Entretien et VGP répondent à deux objectifs différents : le contrat d’entretien vise le maintien en état de fonctionnement de la machine. La VGP recherche les détériorations susceptibles de créer un danger et fait l’objet d’une traçabilité spécifique. L’un ne remplace pas l’autre.
VGP, formation et autorisation de conduite : des exigences distinctes
Ces exigences portent sur des objets différents : l’état du chariot, la capacité du conducteur à l’utiliser en sécurité et l’autorisation délivrée par l’employeur.
| Obligation | Porte sur | Base / fréquence |
|---|---|---|
| VGP | La machine (état de conservation, sécurités) | Tous les 6 mois — arrêté du 1er mars 2004 |
| Formation et évaluation de la conduite | Le conducteur | Article R. 4323-55 — CACES R.489 recommandé comme moyen d’évaluation |
| Autorisation de conduite | Le couple conducteur / entreprise | Art. R. 4323-56 — délivrée par l’employeur ; sa validité est subordonnée à une attestation d’absence de contre-indications médicales, valable cinq ans |
L’employeur doit pouvoir justifier la formation adaptée, l’autorisation de conduite lorsqu’elle est requise et la vérification à jour de l’équipement. Ces éléments sont susceptibles d’être examinés lors d’un contrôle ou après un accident. Depuis le 1er octobre 2025, l’attestation médicale prévue par l’article R. 4323-56 remplace la formulation générale « aptitude médicale ». Les avis d’aptitude antérieurs peuvent tenir lieu d’attestation pendant cinq ans à compter de leur délivrance, selon les dispositions transitoires du décret.
Ce que le vérificateur contrôle sur un chariot
La VGP combine un examen de l’état de conservation et des essais de fonctionnement. Sur un chariot élévateur, le contrôle porte notamment sur :
- les organes de levage : mât, chaînes, vérins, tablier et fourches (usure du talon, déformation, fissures) ;
- la direction et le freinage, y compris le frein de parking ;
- les dispositifs de sécurité : avertisseur, feux, ceinture ou portillon, protège-conducteur ;
- la plaque de charge et la lisibilité des marquages ;
- les pneumatiques et la structure ;
- des essais de fonctionnement, en charge lorsque c’est nécessaire.
Les observations peuvent notamment concerner l’usure des fourches, l’état des chaînes de mât, les vérins d’inclinaison, les avertisseurs ou la lisibilité de la plaque de charge. Leur traitement dépend de la nature et de la criticité du constat. Le détail figure sur la fiche VGP chariots élévateurs.
Comment se déroule la visite, concrètement ?
La durée dépend du type de chariot, de son état et des conditions d’essai. Le déroulé type d’une visite AF Inspection comprend :
- Examen documentaire : notice, précédent rapport, identification de la machine (n° de série, plaque de charge).
- Examen de l’état de conservation, machine à l’arrêt puis en fonctionnement : mât, chaînes, fourches, vérins, pneumatiques, structure.
- Essais : direction, freinage, levée/descente, dispositifs de sécurité — en charge lorsque la configuration l’exige.
- Restitution en fin d’intervention : les observations nécessitant une action rapide vous sont signalées avant la transmission du rapport.
Pour un parc, prévoyez simplement que les chariots soient accessibles et disponibles tour à tour. L’ordre de passage et le créneau sont convenus avec votre équipe afin de limiter l’impact sur l’activité, selon les disponibilités.
Chariots loués ou intérimaires aux commandes : la location courte durée ne dispense pas de vérifier que le loueur fournit un rapport à jour, et un intérimaire doit disposer d’une autorisation de conduite délivrée par l’entreprise utilisatrice. Ces deux points doivent être vérifiés séparément.
Le rapport et le registre de sécurité
Chaque VGP donne lieu à un rapport de vérification dont les résultats sont consignés et annexés au registre de sécurité de l’entreprise (article L. 4711-5 du Code du travail), à conserver au moins 5 ans. Ce rapport figure parmi les documents susceptibles d’être demandés lors d’un contrôle, par la Carsat ou par votre assureur. Notre guide dédié explique comment tenir le registre de sécurité de manière structurée.
L’absence de vérification ou de traçabilité peut engager la responsabilité de l’employeur et donner lieu à des mesures administratives ou pénales selon les faits — voir notre guide défaut de VGP : quelles sanctions.
Quel budget prévoir et comment s’organiser ?
Chez AF Inspection, la VGP d’un chariot élévateur démarre à 90 € HT — prix de base affiché publiquement, comme pour tous nos équipements. Pour un parc, le plus simple est de regrouper les échéances : une seule visite semestrielle pour l’ensemble des chariots, sur un créneau défini selon votre activité et nos disponibilités.
Nous intervenons en direct dans 36 départements, du Centre-Val de Loire à l’Île-de-France, notamment à Orléans, Tours, Chartres et Bourges — et partout ailleurs en France, selon la distance et le parc. Décrivez votre parc via le formulaire de devis :devis sous 2 h ouvrées.
