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Comprendre la VGP · Textes et pratique

VGP : la vérification générale périodique de vos équipements de levage

La VGP permet de rechercher, à intervalles définis, les détériorations susceptibles de créer un danger. Cette page explique les obligations de l'employeur, distingue les appareils de levage des régimes voisins et présente le déroulement d'une intervention.

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Qu’est-ce que la VGP ? La définition réglementaire

La vérification générale périodique (VGP) est prévue par l’article R. 4323-23 du Code du travail. Des arrêtés déterminent les équipements concernés, la nature du contrôle et sa périodicité. L’objectif est de déceler en temps utile les détériorations susceptibles de créer un danger. Pour les appareils et accessoires de levage, le contenu et la fréquence de ces vérifications sont fixés par l’arrêté du 1er mars 2004.

Pour les appareils de levage, la vérification comprend notamment un examen de l’état de conservation et les essais prévus par le texte applicable. Les résultats sont consignés dans un rapport remis à l’employeur. Ce document contribue à démontrer la réalisation du contrôle et facilite le suivi des anomalies.

La VGP n’est ni une maintenance, ni un contrôle technique automobile, ni un audit volontaire. Lorsqu’elle est applicable, il s’agit d’une obligation de l’employeur, distincte de l’entretien de la machine et des obligations relatives aux conducteurs.

Qui est concerné par la VGP ?

Tout employeur qui met un équipement concerné à disposition de salariés doit organiser les vérifications applicables — de l’artisan avec un seul hayon au logisticien qui exploite cinquante chariots. Trois points méritent d’être précisés :

  • La location ne dispense pas. Pour une machine louée, prêtée ou en crédit-bail, l’employeur utilisateur doit pouvoir justifier d’une VGP à jour.
  • La faible utilisation ne dispense pas. La périodicité court de date à date, pas au compteur d’heures.
  • Les équipements de faible dimension comptent aussi. Palans, potences et accessoires de levage peuvent relever de la VGP. Les EPI antichute relèvent d’un régime de vérification distinct.

Pour le levage, la VGP concerne notamment les chariots élévateurs, ponts roulants, grues auxiliaires, hayons, nacelles PEMP et accessoires de levage. Les compacteurs, portes et portails automatiques et EPI antichute figurent dans le catalogue, mais leurs vérifications reposent sur d’autres textes. Les 14 familles proposées sont présentées sur la page équipements.

Les obligations de l’employeur, point par point

  1. Identifier le régime applicable : la catégorie de l’équipement, sa configuration et son usage déterminent le contrôle et la périodicité.
  2. Choisir une personne qualifiée : compétente en prévention des risques liés à l’équipement et connaissant la réglementation, la liste des personnes chargées des vérifications étant tenue à disposition de l’inspection du travail (article R. 4323-24).
  3. Conserver une preuve exploitable : les résultats sont consignés sur le ou les registres de sécurité. Les rapports externes y sont annexés ou leur archivage y est référencé (articles R. 4323-25 et R. 4323-26). La datation, l’identification et la conservation relèvent également des articles D. 4711-2 et D. 4711-3.
  4. Traiter les anomalies signalées avant de poursuivre l’utilisation lorsqu’elles compromettent la sécurité, et garder la preuve des remises en état.
  5. Former et autoriser les conducteurs lorsque les textes l’exigent. Le CACES constitue un moyen recommandé d’évaluation ; il n’est pas une obligation réglementaire générale et ne remplace jamais la vérification de la machine.

Périodicité indiquée par famille d’équipements

Les familles à régime variable sont signalées comme telles. La périodicité définitive est confirmée après examen de la configuration du matériel et de son usage.

ÉquipementContrôle et périodicitéPrix de base HT
Chariots élévateurstous les 6 moisà partir de 90 €
Nacelles (PEMP)6 mois pour les PEMP motorisées ; 3 mois pour les appareils mus directement par la force humaineà partir de 95 €
Hayons élévateurstous les 6 moisà partir de 85 €
Ponts roulants et portiquestous les ansà partir de 110 €
Ponts élévateurs (garage)tous les ansà partir de 90 €
Grues auxiliairestous les 6 moisà partir de 120 €
Bras de levagetous les 6 moisà partir de 110 €
Engins de TP6 ou 12 mois selon l'usage et la catégorieà partir de 90 €
Compacteurs à déchets3 mois pour les équipements entrant dans le champ de l'arrêtéà partir de 90 €
Bennes à ordures (BOM)Compactage : 3 mois pour les systèmes concernés ; lève-conteneurs à examiner séparémentà partir de 110 €
Portes et portailsau minimum tous les 6 mois, à adapter à l'usageà partir de 70 €
Matériels de garage6 mois pour les appareils mus directement par la force humaine ; 12 mois dans les autres casà partir de 70 €
Accessoires de levagetous les ansSur devis
EPI antichutetous les ansSur devis

Comment se déroule une vérification avec AF Inspection ?

1
Prise de contact

Vous nous présentez votre parc, ses usages et le site d'intervention.

2
Planification

Le créneau est convenu selon vos contraintes et nos disponibilités.

3
Vérification sur site

Examen et essais prévus dans le périmètre confirmé.

4
Rapport

Constats classés par priorité et rattachés aux équipements.

5
Suivi des échéances

Des rappels peuvent être programmés aux coordonnées convenues, sous réserve d'une échéance enregistrée et d'une adresse e-mail valide.

Défaut de vérification : conséquences possibles

Les conséquences dépendent du manquement, des faits constatés et, le cas échéant, des circonstances d'un accident. Elles ne sont pas automatiques.

L'article L. 4741-1 prévoit des peines maximales lorsque ses conditions sont réunies
L'article R. 4721-11 permet de réduire les intervalles en cas d'usure prématurée
Les articles R. 4722-5 et suivants permettent d'imposer certaines vérifications par organisme accrédité
Les responsabilités sont appréciées selon les faits et le rôle de chaque personne
Le détail des sanctions et des conséquences possibles

Approfondir : nos guides réglementaires

VGP hayon élévateur : périodicité et prix

VGP des hayons élévateurs : périodicité de six mois, préparation du véhicule, points examinés, rapport et prix de base.

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VGP nacelle et PEMP : déterminer la périodicité applicable

VGP des nacelles et PEMP : six mois pour les modèles motorisés, trois mois pour les appareils mus directement par la force humaine, points examinés et prix.

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VGP chariot élévateur : obligation et CACES

VGP des chariots élévateurs : périodicité de six mois, points examinés, distinction avec le CACES R.489, registre et prix.

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Vérification des ponts roulants et palans : 6 ou 12 mois

Ponts roulants et portiques : VGP annuelle. Palans : six ou douze mois selon la source d'énergie. Points examinés, registre et prix de base.

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Registre de sécurité : obligation et contenu

Registre de sécurité : consignation des résultats, rapports externes, datation, identification, conservation et organisation documentaire.

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Défaut de VGP : sanctions et responsabilité

Défaut de VGP : peines encourues, pouvoirs de l'inspection du travail et responsabilités susceptibles d'être engagées selon les faits.

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VGP grue auxiliaire : 6 mois et épreuves

La grue auxiliaire montée sur camion passe une VGP tous les 6 mois. Différence avec les épreuves de mise en service, points examinés, CACES R.490 et prix.

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VGP des bras de levage de type Ampliroll ou Multibenne : périodicité de six mois, points examinés, essais prévus et prix de base.

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VGP ou mise en service : quelle différence ?

VGP, vérification de mise ou remise en service et examen d'adéquation : distinguer les contrôles selon l'équipement et la situation.

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VGP : les questions que tout employeur se pose

Que signifie VGP ?

VGP signifie « vérification générale périodique ». L'article R. 4323-23 du Code du travail prévoit que des arrêtés déterminent les équipements concernés, ainsi que la nature, le contenu et la périodicité des vérifications. Pour les appareils et accessoires de levage, le texte de référence est l'arrêté du 1er mars 2004.

La VGP est-elle obligatoire ?

Oui, lorsque l'équipement entre dans le champ d'un texte imposant cette vérification. L'employeur doit pouvoir justifier des contrôles applicables au matériel mis à disposition, qu'il soit acheté, loué ou prêté.

Quelle est la périodicité de la VGP pour mon équipement ?

Elle dépend de l'équipement et parfois de sa configuration. Une PEMP motorisée est vérifiée tous les six mois ; un appareil mû directement par la force humaine et utilisé pour déplacer en élévation un poste de travail est vérifié tous les trois mois. Pour les compacteurs et les systèmes de compactage de BOM, la périodicité est de trois mois lorsque les conditions de l'arrêté du 5 mars 1993 sont réunies. Le lève-conteneurs d'une BOM doit être examiné séparément.

Qui peut réaliser une VGP ?

Une personne qualifiée, appartenant ou non à l'établissement, compétente en prévention des risques présentés par les équipements et connaissant les dispositions applicables, conformément à l'article R. 4323-24.

Le CACES remplace-t-il la VGP ?

Non. La VGP concerne l'équipement. La formation, l'évaluation de la conduite et, pour certains équipements, l'autorisation délivrée par l'employeur concernent le conducteur. Le CACES est un moyen recommandé d'évaluation ; il ne constitue pas une obligation réglementaire générale.

La VGP remplace-t-elle la maintenance ?

Non. La maintenance entretient ou répare la machine ; la VGP recherche les détériorations susceptibles de créer un danger et en consigne le résultat. Les deux démarches sont complémentaires.

Combien coûte une VGP ?

Les prix de base affichés vont de 70 à 120 € HT par équipement pour les familles tarifées à l'unité. Le devis final précise le déplacement, le nombre d'équipements, le périmètre et les éventuels moyens d'essai avant l'intervention.

Que se passe-t-il si le rapport signale des anomalies ?

Les constats sont classés par priorité. L'employeur décide des mesures à prendre et suspend l'utilisation lorsque la sécurité ne peut plus être garantie. Le vérificateur décrit les défauts ; il ne réalise pas la réparation et ne prononce pas de sanction.

Faut-il arrêter la production pendant la VGP ?

Pas nécessairement. Chaque équipement doit toutefois être disponible pendant son contrôle. Le créneau est convenu avec l'entreprise afin de limiter l'impact sur l'activité, selon les disponibilités.

Comment conserver la preuve des vérifications ?

Le résultat des VGP est consigné sur le ou les registres de sécurité. Lorsque la vérification est réalisée par une personne extérieure à l'établissement, le rapport est annexé au registre ou son archivage y est référencé, conformément aux articles R. 4323-25 et R. 4323-26.

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