Vérification de remise en service (VRS)
Lorsqu’un équipement relève d’un régime prévoyant une vérification de remise en service, AF Inspection part de ce qui a réellement été démonté, réparé, modifié ou subi par la machine afin de cadrer le contrôle à réaliser avant la reprise d’exploitation.
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La réparation peut être terminée sans que la question de la reprise d’exploitation le soit encore.
La bonne question est qu’est-ce qui a changé ?
La date de la dernière VGP ne suffit pas : il faut d’abord identifier l’événement et vérifier s’il entre dans le régime applicable à l’équipement.
Pour les appareils de levage relevant de l’arrêté du 1er mars 2004, une remise en service est notamment à examiner après un changement de site d’utilisation, un changement de configuration ou de conditions d’utilisation, un démontage suivi d’un remontage, une réparation importante touchant un organe essentiel, ou à la suite d’un accident provoqué par la défaillance d’un organe essentiel. Le texte prévoit aussi des cas d’exemption : la qualification ne se réduit donc pas au seul nom de l’événement.
Pour un autre équipement, AF Inspection ne transpose pas automatiquement ces déclencheurs : le texte réellement applicable est vérifié avant de conclure qu’une VRS est requise. Le fait qu’une machine redémarre après des travaux ne suffit pas, à lui seul, à définir la vérification réglementaire à organiser.

Contrôler à partir des travaux réels
Une réparation de levage, une modification de commande et un remontage ne touchent pas les mêmes fonctions de l’équipement.
Le contenu du contrôle est cadré à partir de ce qui a été réalisé : pièces remplacées, organes démontés, réglages modifiés, circonstances de l’incident ou étendue du remontage. Les rapports de réparation, références des pièces et informations disponibles évitent de reconstruire l’événement par supposition.
Cette méthode distingue la VRS d’une VGP simplement avancée. Le contrôle ne cherche pas à refaire au hasard tout ce qui existe sur la machine ; il répond à la situation créée par l’événement dans le cadre applicable à l’équipement.

Conserver l’événement dans l’historique
Dans six mois, le prochain intervenant doit pouvoir savoir ce qui avait changé et ce qui avait été vérifié après.
La remise en service et la vérification périodique répondent à des objectifs différents. Le suivi de la VGP conserve donc sa logique propre tandis que la VRS documente l’événement qui vient d’affecter l’équipement.
Le rapport identifie le périmètre du contrôle et ce qu’il ne couvre pas. Associé à l’information sur les travaux réalisés, il évite que la prochaine intervention mélange réparation, remise en service et contrôle périodique dans un historique devenu impossible à relire.

Aller plus loin
Qu’est-ce qui a été fait ou subi par la machine ?
Décrivez l’événement, les travaux réalisés et la date de reprise souhaitée. Nous cadrons le contrôle à organiser avant de confirmer l’intervention.
